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Le blog de Dansons la Capucine

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Les radis

Lundi, 23 juin, 2008

Radis à table

Caractéristiques

Légers, légers, les radis roses ! Ils fournissent à peine

15 kcalories (environ 63 kJoules) aux 100 g, ce qui les place parmi les aliments les moins énergétiques.

Protéines et lipides (graisses) n’étant présents qu’à l’état de traces, ce sont les glucides (2,5 à 3,5 g aux 100 g) qui apportent l’essentiel des calories. Des glucides constitués en majorité par des sucres simples (glucose et fructose), mais aussi par quelques autres moins courants, comme des pentosanes ou des hexanes (qui ne sont que partiellement assimilés).

Cependant, les radis renferment quantité de minéraux et d’oligo-éléments  : légumes-racines, ils les ont concentrés durant leur développement sous terre. Leur richesse en potassium facilite la diurèse (ils sont naturellement pauvres en sodium, ce qui accentue encore cet effet de drainage). Il faut noter leurs teneurs intéressantes en calcium (avec un rapport calcium/phosphore supérieur à 1, ce qui favorise la bonne assimilation du calcium), en magnésium , en soufre .

Enfin, ils apportent du fer (accompagné de cuivre, qui améliore sa bonne utilisation par l’organisme), du zinc, du fluor, des traces d’iode, de sélénium…

Les radis constituent également une bonne source de vitamine C puisqu’ils en apportent en moyenne 23 mg aux 100 g (un taux non négligeable, au regard du besoin quotidien, estimé de 80 mg pour l’adulte). Dans les radis, légumes-racines, la vitamine C est plutôt mieux préservée que dans d’autres légumes, notamment les légumes-feuilles (épinards par exemple)  ; et comme les radis sont pratiquement toujours dégustés crus, on bénéficie d’un apport maximal en vitamine C (il n’y a pas de perte due

à la cuisson).

On trouve aussi un large éventail de vitamines du groupe B (notamment la vitamine B9 ou acide folique, la vitamine B3 ou PP et la vitamine B6), et de petites quantités de provitamine A (carotène).

A ne pas oublier : les fibres . Elles sont assez abondantes dans les radis (aux alentours de 1,5 g aux 100 g) et constituées surtout par de la cellulose et des hémicelluloses.

Histoire

Les radis étaient probablement connus, dans nos contrées, dès l’époque néolithique. On pense qu’ils proviennent d’Extrême-Orient : on en trouve trace dans un écrit chinois remontant au XIème siècle avant notre ère (le texte donne la recette des tranches de carpe crue, macérées avec radis, gingembre et herbes aromatiques…).

Les anciens Egyptiens étaient eux aussi amateurs de radis. Si l’on en croit Hérodote, les bâtisseurs de pyramides se régalaient d’oignons, de poireaux et de radis. Les Grecs, qui offraient des légumes à leurs dieux, leur présentaient des radis… en or, accompagnés de navets d’argent et de betteraves coulées en plomb : une façon de rendre les végétaux impérissables ! Le radis était spécialement dédié à Apollon, et on en connaissait déjà au moins trois variétés différentes.

Mais c’est du latin « radix » (racine) que le radis

« Raphanus Sativus » tire son nom commun. Les Romains, qui en cultivaient de nombreuses variétés, rondes ou allongées, vont répandre le radis à travers tout leur empire. Plus tard, dans ses Capitulaires, Charlemagne recommandera aux régisseurs de ses terres la culture de cette excellente racine. Au Moyen Age, les radis étaient volontiers proposés à la croque au sel… mais les radis de cette époque étaient probablement assez éloignés de ceux que nous connaissons aujourd’hui. Croisements et sélections ont permis d’obtenir, depuis quelques décennies, ces excellentes variétés fraîches et croquantes que nous dégustons à présent.

Production

Variétés de pleine saison (printemps) :

- type rond, rouge, rustique.

- long, rose, à bout blanc.

- demi-long, écarlate à très petit bout blanc.

Variétés de serre (hiver) :

- demi-long, rose à bout blanc, feuillage réduit.

Variétés à semis très précoces :

- demi-long, écarlate.

- demi-long, écarlate à bout blanc.

Les radis peuvent être ronds ou plus ou moins allongés, roses, écarlates, ou à bout blanc… Les plus cultivés aujourd’hui sont les demi-longs. Ils poussent vite, certains en moins de 3 semaines « les radis de 18 jours », de toute façon en moins d’un mois.

Ils sont traditionnellement vendus en bottes, mais aussi présentés lavés, épluchés et conditionnés « radis 4ème gamme ».

Les radis se rencontrent dans tous les jardins à la belle saison. Mais ils se cultivent de plus en plus sous abri, pour la consommation hivernale. Principales régions productrices : Val de Loire (Loire-Atlantique et Maine-et- Loire), Région parisienne (Yvelines), Bouches-du-Rhône et Finistère.

Interêt

Peu énergétiques, les radis présentent une haute densité en : pour 100 calories, ils fournissent 1620 mg de potassium, 133 mg de calcium, 47 mg de magnésium, 5,3 mg de fer… Cela leur confère d’intéressantes propriétés reminéralisantes.

minéraux et oligo-éléments

Leur apport en vitamine C est appréciable, au regard du besoin quotidien : en moyenne 23 mg aux 100 g, soit près de 30 % de l’apport quotidien conseillé pour l’adulte (80 mg).

Ils sont une bonne source de fibres alimentaires , fibres d’autant plus efficaces sur le transit intestinal que les radis sont consommés crus.

Enfin, les radis appartiennent au groupe des légumes crucifères (au même titre que les navets ou les choux, par exemple). De ce fait, ils renferment des composés spécifiques, comme des indols, ou des gluconisates, qui suscitent beaucoup d’intérêt chez les chercheurs qui constatent que ces substances semblent capables d’inhiber ou de freiner le développement de tumeurs cancéreuses.

La consommation de radis pourrait ainsi améliorer la qualité de l’alimentation, particulièrement dans le domaine de la prévention de certains cancers (colon et estomac notamment).

Résumé

Les radis sont appréciés pour la variété et l’agrément qu’ils apportent dans les menus. Ils constituent un hors-d’oeuvre de crudités très intéressant nutritionnellement, et dont la valeur énergétique reste modeste, si on veille

à les consommer sans excès de pain et de beurre !

Ils participent utilement à la recharge minérale et vitaminique de l’organisme (notamment pour leur apport en potassium, magnésium, calcium, vitamine C). Ils renforcent la teneur en fibres alimentaires du régime. Enfin, comme les autres légumes crucifères, ils contribuent à la prévention du cancer.

A savoir

Les substances protectrices du radis :

Comme tous les légumes crucifères, les radis renferment des composés soufrés dotés de propriétés originales et intéressantes :

qui donnent naissance à

- des glucosinolates,

des sénevols ayant une action anti-microbienne.

de phényl-éthyle et de benzyle, dont les effets protecteurs vis-à-vis du cancer sont reconnus.

- des isothiocyanates

La couleur des radis :

La couleur des radis est due à des pigments rouges ou pourpres, les anthocyanes. Ils sont présents essentiellement en surface plus ou moins abondants selon les variétés. Ces pigments font partie du “facteur vitaminique P”, qui renforce dans l’organisme l’action de la vitamine C, et augmente la résistance des petits capillaires sanguins.

Les anthocyanes ont la particularité de changer de couleur en fonction du pH du milieu dans lequel ils se trouvent : plus le pH est acide, plus ces pigments sont rouges, tandis qu’en milieu neutre ou basique, ils virent au violet. Pour obtenir des radis d’une belle teinte rouge vif, il suffit donc de les laver dans une eau légèrement citronnée !

Les fanes des radis :

Elles contiennent de bonnes quantités de provitamine A, d’acide folique, de vitamine C et de fer. D’où

l’intérêt de croquer le “vert” bien frais des radis… ou de le transformer en un délicieux potage !

Radis et digestibilité :

Les composés soufrés du radis (en particulier les gucosides) sont responsables de sa saveur piquante très caractéristique. Ces substances stimulent les sécrétions digestives et l’appétit, mais sont plus ou moins bien tolérées selon les consommateurs. Pour améliorer la tolérance il est conseillé

de choisir les radis plutôt jeunes et petits, de les consommer bien frais, et de bien les mastiquer.

Légendes et croyances :

Chez les anciens Grecs, les radis étaient réputés efficaces pour calmer la toux et arrêter les hémorragies.

Au XIIIème siècle, Albert le Grand, célèbre alchimiste, déclarait que le mélange de jus de radis, de blanc d’oeuf et de graines de psyllium pulvérisées rendait insensible au feu et permettait de saisir à mains nues le fer chauffé au rouge… Enfin, les croyances populaires déclarent les radis souverains pour lutter contre la nervosité, fortifier les dents, les ongles et les cheveux.

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